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En train de construire la cabane
Le Bol Vide (poèmes de Munira Judith Avinger, traductions en français de Hédi Mizouni, Borealis Press, 1999) Dans la tradition bouddhiste, le bol vide est une métaphore pour l'esprit du débutant - l'esprit qui n'est pas rempli d'opinions, de croyances et de préjugés, qui est prêt à recevoir l'enseignement. J'ai écrit les poèmes dans Le Bol Vide avec un esprit de débutant. Je n'ai eu aucune ambition, aucune idée préconçue, aucune intention concernant les poèmes ou ce qui leur arrivera au futur. Seule dans ma cabane dans la forêt, j'ai appris comment ne rien faire pendant des longues périodes de temps. J'ai appris comment prêter attention et comment laisser de l'espace dans l'esprit. Les poèmes ont commencé à apparaître sur les pages de mon journal, des poèmes qui reflètent l'émerveillement et la joie que j'ai ressentis à avoir autant de temps seule dans la forêt. Il y a une innocence dans ce livre, une innocence probablement possible seulement avec le premier livre. Quand j'ai écrit les poèmes, je ne pensais pas être publiée. Je ne pensais pas au marketing. Je ne savais pas ce que cela donnerait de rendre un livre public et le présenter à un monde souvent indifférent. J'écrivais simplement ce qui m'est arrivé et j'aimais beaucoup l'expérience.
La cabane dans la forêt
Soulever le Voile (poèmes de Munira Judith Avinger, traductions en français de Hédi Mizouni, Borealis Press, 2001) Soulever le Voile est mon deuxième livre et, bien que la forêt et la cabane soient fortement présentes, ce livre reflète aussi les heures que j'ai passées dans le monde, hors de la forêt, en donnant des lectures et animant les Danses de la Paix Universelle. C'est aussi le premier livre que j'ai écrit après que j'ai été initiée dans l'Ordre Soufi International et que j'ai reçu mon nom spirituel, Munira, qui signifie "celle qui apporte la lumière." Un nom spirituel est une pratique. Lorsque quelqu'un m'appelle Munira, je devrais me souvenir que je travaille pour devenir une personne qui apporte la lumière. Quand j'ai rassemblé les poèmes pour ce livre, j'ai réalisé que l'écriture est aussi une pratique laquelle, si je la fais tous les jours, m'amènera de plus en plus profondément dans la réalité de ma vie, enlevant les voies d'illusion qui couvrent cette réalité comme les peaux d'un oignon, jusqu'à ce que l'essence cachée de l'oignon soit révélée dans tout son vide profond.
L'arbre de Julia
Julia (roman de Munira Judith Avinger, illustrations de Lisa Neulicht, Borealis Press, 2003; seulement en anglais) "Est-ce que vous parlez aux arbres?" Je pose souvent cette question avant de faire une lecture de Julia. Au début, j'ai été surprise du nombre de personnes qui ont dit, "Oui." Bien sûr, je parle aux arbres moi-même, mais je suis habituée à être différente. J'ai pensé que les gens me considéreraient bizarre, mais j'ai découvert que c'est normal de parler aux arbres. Il semble que la plupart des gens ressentent une présence - calme, rassurante et même sage - dans les arbres qu'ils voient tous les jours, et c'est naturel de leur parler - et d'écouter leurs réponses. Un des caractères principaux dans ce livre est un arbre - un vieil érable. Cet arbre est le seul caractère dans le livre qui n'est pas fictif. Il est un grand érable qui habite dans la forêt, pas loin de ma cabane, et j'ai eu moi-même, plusieurs conversations intéressantes avec lui. Julia est un roman concernant deux jeunes gens habitant au milieu de la forêt en Estrie au Québec. Ils étudient à la maison. Au lieu de regarder la télévision ou d'écouter la musique pop, ils conversent avec un arbre et adoptent un faon abandonné. Et à travers leurs aventures, ils apprennent les leçons de la vie et la mort et la signification de la communauté.
La forêt en hiver
Caché (poèmes de Munira Judith Avinger, traductions en français de Hédi Mizouni, Borealis Press, 2005) Le symbole de ce livre est la lune. En habitant dans la forêt, je suis toujours consciente des phases de la lune. Quand elle est pleine, je peux me promener la nuit sans une lampe de poche. Quand elle est noire, je ne peux rien voir sauf les contours vagues des arbres. Seule dans ma cabane, je pense aux créatures qui se cachent de moi, qui sortent seulement la nuit, qui utilisent la lune comme une lampe pour les guider à leur proie ou les cacher du prédateur. Des fois, je me tiens au-delà de ma porte et j'écoute l'appel de l'hibou, les hurlements des coyotes ou le bruissement des petites pattes dans les feuilles mortes, et je me demande comment ces êtres mystérieux voient le monde. Le caché est souvent plus puissant que le manifeste. Il garde des secrets, des mystères qui peuvent être exprimés seulement par le langage de la poésie. La lune représente l'énergie féminine présente dans nous tous, mâle et femelle. Elle est réflective, réceptive et toujours changeante comme elle cache et puis révèle graduellement sa beauté.
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